Dry January : à la découverte des vins sans alcool, une alternative moderne et raffinée

Chaque année, le mois de janvier marque une pause bienvenue après les fêtes. Le Dry January, mouvement lancé au Royaume-Uni en 2013, invite à repenser sa consommation d’alcool pendant quelques semaines.
Mais loin d’être une contrainte, cette période peut devenir une véritable opportunité de découverte, notamment grâce à l’essor des vins sans alcool et des vins désalcoolisés.

Rouges, blancs, rosés ou effervescents, secs ou légèrement doux, les vins sans alcool offrent aujourd’hui des alternatives sérieuses et qualitatives, capables d’accompagner les moments de convivialité sans compromis sur le plaisir.
Santé, curiosité gustative, nouvelles habitudes de consommation… les motivations sont multiples, et les possibilités plus riches que jamais.

Pendant ce Dry January, nous vous invitons à mieux comprendre ce que sont réellement les vins sans alcool, comment ils sont élaborés, et pourquoi ils s’imposent désormais comme une option crédible, à déguster en janvier… mais aussi tout au long de l’année.

Vin sans alcool : bien lire l’étiquette

Un vin sans alcool est une boisson issue d’une véritable vinification, suivie d’un processus de désalcoolisation totale ou partielle, avant ou après fermentation. Un vin sans alcool suit donc exactement les mêmes étapes que le vin traditionnel ; seule l’alcool est retiré lors de la dernière phase du processus.

Depuis 2021, les vins sans alcool sont officiellement définis dans la réglementation vitivinicole européenne. Ils doivent être commercialisés avec une mention reprenant le nom de la catégorie vitivinicole (par exemple « vin »), suivie des termes « désalcoolisé » ou « partiellement désalcoolisé ».

Les pionniers du vin sans alcool et un marché en pleine expansion

Mis en lumière par le Dry January, le vin sans alcool est pourtant le fruit de plusieurs décennies de recherches et d’expérimentations.

Dès les années 1900, l’Allemand Carl Jung parvient à breveter une méthode naturelle de distillation à basse température permettant d’extraire l’alcool du vin, tout en cherchant à préserver ses arômes. Dans les années 1980, l’Américain Joseph W. Spinks développe la distillation sous vide et les techniques membranaires. En 1986, Ariel Vineyards marque les esprits en remportant une médaille d’or lors d’une compétition de vins avec une cuvée sans alcool.

Au fil du temps, les techniques s’affinent, les marques se multiplient et les gammes se diversifient. Aujourd’hui, le marché des vins sans alcool représente plusieurs milliards d’euros et affiche des perspectives de croissance soutenues. Cette réussite repose notamment sur l’évolution des habitudes de consommation, l’attention portée à la santé, les progrès technologiques et l’émergence de cuvées toujours plus qualitatives.

Les vins sans alcool s’imposent désormais comme de véritables alternatives sérieuses pour celles et ceux qui souhaitent retrouver le plaisir du vin, sans alcool.

La désalcoolisation : un savoir-faire au service du goût

La désalcoolisation consiste à retirer l’éthanol du vin afin d’obtenir une version sans alcool, tout en conservant ses qualités sensorielles.

Grâce à des procédés maîtrisés, il est aujourd’hui possible de préserver au mieux le profil aromatique du vin d’origine.

Les techniques de désalcoolisation autorisées

À ce jour, trois procédés de désalcoolisation sont autorisés, correspondant à deux grandes familles de techniques :

L’évaporation sous vide ou distillation

Le vin est chauffé sous vide à basse température (entre 30 et 40 °C), permettant à l’alcool de s’évaporer tout en limitant l’altération des saveurs. Les arômes volatils, extraits avec l’alcool, sont ensuite récupérés et réintroduits dans le vin désalcoolisé.

L’osmose inverse

Des membranes semi-perméables séparent les molécules d’alcool des autres composants du vin. Cette technique, considérée comme l’une des plus qualitatives, permet de préserver la structure et les arômes du vin, mais nécessite un équipement complexe et coûteux.

La filtration à froid

Le vin est refroidi à des températures proches de 0 °C afin de favoriser la séparation de certains composés, dont l’alcool. Le perméat eau-alcool est ensuite traité avant d’être réinjecté dans la fraction désalcoolisée.

Pourquoi les vins sans alcool sont-ils souvent plus chers ?

Les vins sans alcool affichent souvent un prix plus élevé, car leur élaboration repose sur plusieurs exigences. Tout d’abord, un vin de base de grande qualité est indispensable, car la désalcoolisation perturbe l’équilibre naturel du vin.

Ensuite, cette étape supplémentaire engendre des coûts importants, d’autant plus que ces techniques sont encore utilisées sur des volumes relativement limités. Enfin, la désalcoolisation entraîne une concentration des tanins et des acides, nécessitant parfois un travail aromatique complémentaire pour rééquilibrer le produit final.

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